Lausanne : Torture sur Mer

Il y a 24 ans ouvrait à Lausanne le sauna Top Club - en même temps que votre rédacteur éditait le premier magazine gay gratuit francophone de Suisse : Désir Bleu. A l'époque, le gérant de ce lieu, aujourd'hui au-dessus de nous bien trop vite, avait su créer l'évènement en ouvrant le second sauna gay en terre vaudoise.

Le temps a passé, les gays lausannois ont très vite eu la chance d'avoir un troisième sauna gay à leur service. Le team du Pink Beach a très vite cassé la baraque, comme on dit aujourd'hui ! On y vient de très loin et sa réputation a largement dépassé les frontières européennes. Selon nos critères, il est sans aucun doute l'un des cinq plus beaux saunas gays d'Europe.

Il est évident que le marché du sexe gay sur Lausanne est agité et que le business n'est pas facile tous les jours comme, d'ailleurs,  dans toutes les grandes villes. Par contre, que le propriétaire du Top Club se permette d'écrire que les gays promènent leur érection chez ses "con-currents". C'est un peu se... "foutre" de la gueule des clients homosexuels qui viennent quotidiennement dans son sauna.  Comme ses collègues, ils organisent des soirées hétéros. Gay ou pas, un sauna qui a des cabines est obligatoirement un sauna de ... cul ! Soft ou hard, ça dépend du niveau de l'hypocrisie. J'irai même à dire qu'aucun sauna ne peut garantir sincèrement qu'il n'y a pas de prostitution entre ses murs. Au fait, pourquoi ce sauna baisse ses prix pour sa jeune clientèle ? N'est-ce pas le moyen d'avoir des "plantes vertes" à bas prix ?

Aujourd'hui comme hier, on doit constater qu'avant de lutter contre l'homophobie, on ferait bien, les gays, de se tolérer entre nous et de lutter ensemble pour une meilleure qualité de vie et être un peu moins coincé ... de la chatte !

Lu sur le site du Top Club Lausanne - édition 11 octobre 2008
- Les saunas à forte instrumentation sexuelle : les bains ne sont plus que le prétexte à la nudité, alors que les espaces proposent de nombreuses incitations à l'activité sexuelle. Salles de torture, chaises de gynécologue, labyrinthes obscurs, miroirs sans tain, glory hole, ils sont un peu comme des "usines à baiser", et les clients y vont promener leur érection comme d'autres iraient, au parc public, promener leur chien.

-Les saunas de prostitution : les garçons ou les filles qui vont y travailler paient leur entrée et sont donc juridiquement des clients. Cela permet à ces établissements, dans certains cantons, de contourner les lois sur la prostitution. On les reconnaît parfois à cette affiche qu'ils mettent en évidence à la réception : "Prostitution strictement interdite".

Le Topclub est resté dans la ligne qu'il a toujours suivie : pas d'instrumentation de la sexualité, pas de prostitution, mais une conception rare du confort, de la convivialité, les rencontres relevant de la seule sphère privée des clients, respectée et protégée par l'architecture même des lieux.